La continuation de l'ALTIPLANO ... 600 km ... une vie entre 3500m et 4000m.
Plat, rude, pauvre.
Avec des arrêts dans les petits village, je me rends compte de la vrai vie de ces Boliviens.
Une vie parfois sans eau et parfois même sans électricité! Des maisons en briques, des rues plein de poussières, la saleté, une alimentation unilatérale.

Les transports sont sporadiques - un bus tous les deux jours, trois, voir quatres. Je voyage alors avec des camions, avec le train, et s'il y a avec les bus ... c'est difficile de voyager en dehors des grandes routes touristiques. La Bolivie ne possède pas un réseau de connexion de transport comme le Pérou.
Dans le village Challapata j'ai fait connaissance de Marielle, une fille de 19 ans, qui me demande ce que j'ai dans les mains (pour allumer une cigarette): fuego - je lui dis. Elle ne connaissait pas le briquet...
Dans ces petits villages de l'Altiplano, il n'y a pas d'éducation, pas d'aide, pas d'activité sociale à part les spectacles de l'école qui sont étonnants, car les enfants sortent les costumes les plus beaux (qui appartient à l'école) et font les danses traditionelles. On se croit dans un autre monde ... loin des soucies quotidiens.
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La vie ici sur l'Altiplano me fouette... une vérité qui fait mal. Et je ne comprends pas: Evo Morales vient d'ici, de cette région. A-t'il oublié la misère ici?
Ahh non, c'est vrai, il a "d'autres" problèmes à ce moment...
A Challapata, je suis restée bloqué quatres jours, faute de ne pas avoir un bus. J'ai pu partir avec le train le dimanche soir ...
J'ai attendu avec les autochtons à la gare, dans la nuit.
Ils me regardent, ils chuchotent, ils rient. Je suis THE attraction - je suis contente d'apporter un petit changement dans leurs vies ....

Comme je ne suis pas partie de la gare centrale de Oruro, au guichet on ne me demande même pas si je veux voyager en 1er classe, 2e classe ou 'personal'. On me donne un billet et avec mes amis autochtones, je me coince dans le train. J'ai beaucoup aimé la durée du voyage. L'ambiance. Et surtout, quand tout le monde a dormi ...
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J'arrive à Uyuni, LA ville touristique par excellence: tout le monde vient ici pour faire les excursions à la Salar de Uyuni; un désert de 12'000 km/2 en sel, une région naturelle magnifique. Environ 50'000 touristes du monde entier viennent ici tous les ans.
Je fais un tour autour de la ville: les alentours de cette ville rassemble à une poubelle! Je vois le camion des poubelles s'éloigner de 1.5 km et de vider le contenu juste derrière la ville. Et avec le vent fort qui se lève tous les jours fin d'aprème ....
J'hallucine!
Je visite les 7 agences dans la ville qui proposent les tours dans le Salar: tous les agences font les tours identiques (!!!) à environ 30$/jour. Pas beaucoup ... pour nous.
A savoir que le salaire de base d'un Bolivien est de 100$/mois. A savoir que, c'est ce montant que le guide va gagner fin de mois (et même pas sur!). A savoir que les voitures, l'essence, la bouffe etc. tous ça ne goûte rien ici. A savoir que le reste de l'argent va directement dans la poche du propriétaire de l'agence.
Pour moi, une injustice qui fait agrandir la différence entre riche et pauvre ici à Uyuni et qui, pour moi, n'aide en rien à cette ville.
Je parle des heures avec Bryan, un Guyanais qui travaille depuis 3 mois dans une de ces agences.
Il a étudié du Tourisme aux Etats-Unies.
Il est à Uyuni pour donner des cours d'anglais ...
pour essayer faire évoluer les idées des autochtones ...
les concepts des excursions ...
pour apporter un peu de 'professionalisme' ...
en tout simple: aider les gens.
Il y a tant de choses à faire ici.
Il me demande de rester. Il est rigolo. Je suis Européen! Ici, c'est le Wild-West! Une autre culture, une autre vie, une autre vision - je suis une 'extranjera'! Il me demande de revenir avec une ONG ...
Bryan, le jour que je suis assez mûre, peut-être j'aurais la force d'apporter mon aide à qui a besoin ...





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