vendredi 28 décembre 2007

Un remerciement spécial pour mon ami Estaban



Vous savez ce que c'est un cactus?
Ou est-ce que vous désirez avoir un cactus spécial?
Vous avez des questions sur les cactus?

J'ai la personne qu'il faut pour vous répondre à toute question sur cette spécie (pour moi: bizarre) des plantes. Estaban Paker.
Un fou des cactus.
Mais un dieu.
Il fait pousser dans sa maison environ 10'000 plantes ... un truc de ouf!

J'ai croisé le chemin d'Estaban à la frontière de Bolivie-Argentine (il revenait d'une recherche scientifique des cactis rares en Bolivie de Sud) et il m'a juste dit: tu ne peux pas passer en Argentine sans avoir vu la plus belle ville de tout le pays: Salta. Bon d'accord, j'accepte sa invitation.


Entretemps, je suis devenue spécialiste des cactis (on ne dit pas cactus dans le monde de fous) et j'ai appris énormement sur l'Argentine, de son histoire, sa culture et des coutumes. J'ai passé noël avec lui et sa fille chez des amis (fou) cactis....et c'était juste inoubliable!

Noël en Argentine - c'est quelque chose! Tous les ans il y a une centaine de blessés (je l'ai lu dans la presse), car ces fous achètent des tonnes de feux d'artifice et les font pêter dans la rue. C'est beau d'une côté, mais vachement dangereux! Bref -
pour tous ces moments je remercie encore une fois Estaban et je serais heureuse de lui faire connaissance, de mon côté, mon pays et les coutumes...

hasta luego, Estaban!

Argentina



Un pays qui fait du bien à mon âme europène qui a vu tellement des injustices dans les pays précédents. Ce pays est un rêve au niveau de l'infrastructure: les maisons sont belles et entretenues, les routes asphaltées, les magasins se montrent en toute luxe, les hôtels sont propres, les voitures sont les mêmes que chez nous (il y a du vieux 2CV jusqu'au dernier Peugeot 407 tout les modèles - et en plus des vieux FORD 4x4 ... un rêve!)

Et la bouffe: juste extraordinaire. On ne parle pas de la viande qui est si douce, savoureuse et surtout épaisse que c'est déjà un péché, des fruits sucrés à un point que c'est un rêve et LE plus incroyable sont les cafés (des vrais, avec le café moulu!) qui sont toujours sérvis avec un verre d'eau pétillante et des gâteaux ...Tout m'enchante, tout me plait, tout me fait oublier ...

Et le peuple des Argentins: les hommes sont beaux, les femmes sont belles, les enfants sont mignons! Quel plaisir de s'assoir sur un banc au milieu de la route principale des magasins et observer ce beau monde faire les dernièrs cours de noël! Avec un temps de rêve: 30C la journée, avec la pluie et le rafraichissement qui vient la nuit. Non, effectivement, Argentine me plait jusqu'aux os.
C'est un mixte entre les pays latinos et l'Europe: on vend des popcornes, des lunettes de soleil et des parapluies dans la rue, ce sont les mêmes pratiques qu'en Bolivie et Pérou. Pourquoi l'Europe ne peut pas avoir ce mélange? Est-ce que je dois rentrer et faire ceci à Genève? Vendre des cigarettes en unités? Et des parapluies quand il pleut? Vous me voyez de faire ça? Moi si .... seulement ... je vais avoir des problèmes avec la municipalité en moins d'une journée, sure et certaine!
Mais l'Argentine connait aussi une autre côté; une côté avec des gens qui meurent de faim, des enfants sous-alimentés, des gens qui meurent du froid.
En fait, l'Argentine sort seulement depuis quelques années d'une (des!) dictature et ce pays souffre, comme tous les autres pays de l'Amérique latine, de la mauvaise distribution des richesse. Les terres du pays du feu, toute au sud, a été vendu dans les années 90 à des anglais; l'énérgie, la télécome et le gaz appartiennent à des investisseurs étrangers; le train a été racheté également par des étrangers et il est utilisé aujourd'hui plus que pour les transports cargo; le pétrole, les mineraux etc. sont dans les mains des étrangers. La situation est dans tout l'Amérique latine identique. Et pour ceci l'Argentine est un pays LATINO avec des gens qui sont LATINO et qui se battent avec des graves problèmes. Rien à voir avec l'Europe (comme j'ai cru au début).


mardi 18 décembre 2007

Sur le chemin vers Argentine

A Potosi, la grande question: qu'est-ce que je vais faire? Vers où je vais me diriger? Quel pays vais-je visiter? L'idée dès le début était de remonter à Manaus (Brasil) pour nouvel an.


Mais .... j'ai appris que le Paraguay est le plus pauvre pays de tout l'Amérique de Sud, qu'il n'y a rien ...

... mais il y a un pays qui s'appelle Paraguay! Qui existe! J'ai envie de le voir ... j'ai envie de laisser un peu de mon 'plata' (argent) dans ce pays.

... par où je passe? Par l'Est de la Bolivie ou par Argentine? Après une nuit de reflexion, je me decide d'aller rendre une briève visite à ce pays Argentine, frère de l'Europe. Mais seulement briève, car cette touche "europe" ne me plait pas - je suis finalement ici en Amérique latine pour faire connaissance de ces cultures latinos!



De Potosi direction Tarija au Sud de la Bolivie (320km en 10 heures - les routes sont affreux). Mais qu'est-ce que le paysage est magnifique!On quitte définitivement les haut-montagnes. Par contre, je laisse Elvis à une petite fille qui s'appelle Sara et qui vit dans un petit village perdu dans les montagnes. J'ai fait sa connaissance lors d'un arrêt de bus et en échange de mon Elvis, j'ai eu le droit à une photo (mais ce n'était pas facil du tout: les gens de la montagnes sont encore aujourd'hui très supersticieux! J'ai du poser avec elle!)



Tarija est une ville à 1700m, avec un clima chaud, une végetation verte et multitude et ... avec beaucoup d'Argentins! Pour moi, ce n'est plus la Bolivie ici, c'est une région comme c'est Genève; un méli-mélo des gents de différents nationalités qui viennent chercher la vie 'pas cher', l'argent facile, le clima agréable. Je ne reste pas longtemps, mais abandonne quand même avant mes grands bottes bien chauds.




Je pars vers la frontière de Bolivie-Argentine et pour ma surprise, je suis déjà dans le jugle subtropique.

Quelle chaleur ici!

Quelle végetation!

Et quelle frontière 'pourrie'! Un pont - et RIEN :o) hahahahaha...je crois que je suis la seule et unique Gringa qui a passé cette frontière dans toute l'année. Ce qui est un avantage: les gens se sont occupés précieusement de moi.

Et je suis arrivée à Agua Blanca, Argentine de Nord. Un petit village frontière avec la Bolivie. Et très connu dans toute l'Argentine ... eh oui! pour la proximité de Bolivie, biensur!

Potosi - la ville la plus haute du monde!

Et qu'elle est belle cette ville! Magnifique! Sublime! Une ville à 4200m (jusqu'à 4600m!), avec un centre colonial merveilleux. Et ce centre de la ville figure dans le patrimoine de l'humanité de l'UNESCO.
Comme toujours, après un temps rude sans vie sociale, une ville est le divertissement par excellence.

Je fais connaissance de deux garçons très sympas: Aurelio et Franz.



E avec eux je vais regarder un match de foot (de 2ième ligue!) avec 11'000 autres spectateurs (à 4200m!!!). Excellent! L'ambiance est de tonnère, il y a à manger de tous ce que le coeur désire et l'entrée à ce match coûte seulement 10 Bolivanos, qui sont 1.2$.

Par contre, la Police est présente avec un super-grand nombre en personne - pourquoia? Parceque les supporteurs de l'équipe perdante a la tendance de jeter tous les choses possibles vers l'arbitre et l'équipe gagnante....c'est un vrai bordel, comme chez nous avec les hooligans (sauf un peu moins brute). Par contre, un spectacle à voir, à avoir vecu!

Le divertissement ici à Potosi tient mille facettes ... comme ce spectacle qu'on a vu le jour d'après. Un spectacle d'un homme, qui est annoncé avec le titre: "l'homme à mille visages, mille voix, milles corps". Ici aussi, l'entrée coûte 20 Bolivianos, ca. 2.4$. Pour nous les Européens, rien du tout. Bon, la qualité n'est pas à comparer avec l'Europe, mais de tout façon nous ne sommes pas en Europe. Le spectacle fut super! gigantesquement bien! Voici le lien du ce gars transformiste ... vraiment excellent. Avec des blagues (biensûr) sur des gringos, Evo Morales, Potosi .... aucun tabou!

A ne pas à oublier que je suis toujours encore dans la région la plus pauvre de la Bolivie. Avec beaucoup de problèmes de nutrition, de analphabetisme et autres...

vendredi 7 décembre 2007

Desde La Paz hasta Uyuni


La continuation de l'ALTIPLANO ... 600 km ... une vie entre 3500m et 4000m.
Plat, rude, pauvre.
Avec des arrêts dans les petits village, je me rends compte de la vrai vie de ces Boliviens.
Une vie parfois sans eau et parfois même sans électricité! Des maisons en briques, des rues plein de poussières, la saleté, une alimentation unilatérale.



Les transports sont sporadiques - un bus tous les deux jours, trois, voir quatres. Je voyage alors avec des camions, avec le train, et s'il y a avec les bus ... c'est difficile de voyager en dehors des grandes routes touristiques. La Bolivie ne possède pas un réseau de connexion de transport comme le Pérou.

Dans le village Challapata j'ai fait connaissance de Marielle, une fille de 19 ans, qui me demande ce que j'ai dans les mains (pour allumer une cigarette): fuego - je lui dis. Elle ne connaissait pas le briquet...
Dans ces petits villages de l'Altiplano, il n'y a pas d'éducation, pas d'aide, pas d'activité sociale à part les spectacles de l'école qui sont étonnants, car les enfants sortent les costumes les plus beaux (qui appartient à l'école) et font les danses traditionelles. On se croit dans un autre monde ... loin des soucies quotidiens.

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La vie ici sur l'Altiplano me fouette... une vérité qui fait mal. Et je ne comprends pas: Evo Morales vient d'ici, de cette région. A-t'il oublié la misère ici?
Ahh non, c'est vrai, il a "d'autres" problèmes à ce moment...

A Challapata, je suis restée bloqué quatres jours, faute de ne pas avoir un bus. J'ai pu partir avec le train le dimanche soir ...
J'ai attendu avec les autochtons à la gare, dans la nuit.
Ils me regardent, ils chuchotent, ils rient. Je suis THE attraction - je suis contente d'apporter un petit changement dans leurs vies ....



Comme je ne suis pas partie de la gare centrale de Oruro, au guichet on ne me demande même pas si je veux voyager en 1er classe, 2e classe ou 'personal'. On me donne un billet et avec mes amis autochtones, je me coince dans le train. J'ai beaucoup aimé la durée du voyage. L'ambiance. Et surtout, quand tout le monde a dormi ...



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J'arrive à Uyuni, LA ville touristique par excellence: tout le monde vient ici pour faire les excursions à la Salar de Uyuni; un désert de 12'000 km/2 en sel, une région naturelle magnifique. Environ 50'000 touristes du monde entier viennent ici tous les ans.

Je fais un tour autour de la ville: les alentours de cette ville rassemble à une poubelle! Je vois le camion des poubelles s'éloigner de 1.5 km et de vider le contenu juste derrière la ville. Et avec le vent fort qui se lève tous les jours fin d'aprème ....
J'hallucine!
Je visite les 7 agences dans la ville qui proposent les tours dans le Salar: tous les agences font les tours identiques (!!!) à environ 30$/jour. Pas beaucoup ... pour nous.
A savoir que le salaire de base d'un Bolivien est de 100$/mois. A savoir que, c'est ce montant que le guide va gagner fin de mois (et même pas sur!). A savoir que les voitures, l'essence, la bouffe etc. tous ça ne goûte rien ici. A savoir que le reste de l'argent va directement dans la poche du propriétaire de l'agence.
Pour moi, une injustice qui fait agrandir la différence entre riche et pauvre ici à Uyuni et qui, pour moi, n'aide en rien à cette ville.
Je parle des heures avec Bryan, un Guyanais qui travaille depuis 3 mois dans une de ces agences.
Il a étudié du Tourisme aux Etats-Unies.
Il est à Uyuni pour donner des cours d'anglais ...
pour essayer faire évoluer les idées des autochtones ...
les concepts des excursions ...
pour apporter un peu de 'professionalisme' ...
en tout simple: aider les gens.
Il y a tant de choses à faire ici.
Il me demande de rester. Il est rigolo. Je suis Européen! Ici, c'est le Wild-West! Une autre culture, une autre vie, une autre vision - je suis une 'extranjera'!
Il me demande de revenir avec une ONG ...
Bryan, le jour que je suis assez mûre, peut-être j'aurais la force d'apporter mon aide à qui a besoin ...

La Paz

En route pour faire connaissance de Bolivie!

Je pars vers la ville de la paix: La Paz. La plus grande ville en Bolivie (+2 mio. d'habitants) qui est une des plus haute du monde en même temps (la ville s'étend de 3600m à 4100m).

Impressionant: la ville est dans une vallée...non, comment expliquer: elle est dans une cube entourée par des montagnes. Très moderne avec des grattes-ciels, plein de bruit, plein de gaz d'échappement, très peuplé avec des gens si différents: on voit des blancs espagnols, hommes et femmes d'affaires, des vieilles mamies indigènes qui vendent n'importe quoi, des jeunes masqués par une caguoule qui lavent les chaussures, des filles chics, des mendiants...woah! Ici, le traditionel se mélange avec la modérnité, le vieux avec le jeune et malgré tous les différences, ça fonctionne.



La Paz est le siège du gouvernement. Ceci provoque des ennuis, car officiellement c'est Sucre la ville capitale de la Bolivie. Vous avez peut-être entendu qu'il y avait des manifestations avec des morts et blessés à Sucre il y a deux semaines?
Effectivement se trouve la Bolivie dans une crise: Evo Morales (1er indigène qui est devenu président) a fait approuvé une nouvelle constitution (sans que l'oposition soit présent; elle s'est volontierement abstenu): c'est nouvelle constitution donne plus de pouvoir aux peuples indigèns. Et Evo Morales veut maintenir La Paz comme la ville 'administrative' de la Bolivie. Ceci deplaît aux gens de Sucre (et Santa Cruz, Potosi etc). A savoir que les gens de Sucre sont principalement des industriels "blancs", c-à-d des espagnoles immigrés qui maintiennent une grande partie de l'économie (et qui n'ont rien à foutre - pardon l'expression - du peuple indigène).

Pour moi, c'est une bataille entre les riches et pauvres.
J'ai lu la nouvelle constitution et c'est vrai que Evo Morales abuse dans certaines paragraphes (trop d'autonomie aux peuples indigènes, une dé-centralisation trop large autorisé, ce qui peut provoquer des états non-contrôlés comme au Wild-West), mais Evo Morales veut également un état social avec plus de justice.
De l'autre côté il y a tous ces gens dans les grandes villes (principale des industriels) qui ne SAVENT pas et ne CONNAISSENT pas la Bolivia qui se vit en-dehors de leurs maisons. L'intérêt de ces gens est leur profit... normal, non? on vit dans le capitalisme ...

C'est drôle, juste à ce moment il y a un défilé, une manifestations qui passent devant le Internet-Café à Potosi: des campensinos qui protestent contre l'inflation des prix pour produits de bases...

ahhhhh... so much troubles in this world! Déjà Bob Marley nous chantait ....

Bref -
je ne reste pas à La Paz, je veux faire connaissance du vrai Bolivie ....

Bolivia - illego!!

Copacabana ... la première ville en Bolivie.

Qué es bonito! L'amour sur le premier regard. Ce petit village ressemble à St. Tropez. Magnifique. La vue sur le lac Titicaca est juste merveilleux. Copacabana vit du tourisme et il y a beaucoup d'étrangers ici: Argentiens, Brasiliens, Chilenos ... tous sont ici car la vie en Bolivie n'est pas cher du tout: une nuit d'hôtel est de 3$, un repas est d'1$ et pour faire 300km en bus, ça vaut 2$.

Ici, la vie est belle ... très belle! Bolivia est pauvre? En tout de cas pas ici ...